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A quand le retour à la « normale » ?

Même si beaucoup se questionnent encore sur ce à quoi devrait ressembler un retour à la « normale » ou sur l’enjeu des prochains mois, tous s’accordent à dire que cela prendra du temps.

 

La crise économique engendrée par l’épidémie de Covid-19 va durer des années, a estimé le 15 avril le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, auditionné par la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

Cette crise n’est pas une affaire de semaines, pas une affaire de mois, mais une affaire d’années. Et je pense qu’il faut mesurer que nous en avons pour des années avant de sortir des conséquences économiques de cette crise, a-t-il affirmé.

Le gouvernement a présenté un nouveau projet de loi de finances rectificative pour 2020 tablant sur une récession historique avec une contraction de 8 % du PIB cette année, un déficit public de 9 % et une dette publique de 115 %.

De manière plus générale, le PIB des 19 pays membres de la zone euro a reculé de 3,8 %, un repli inédit depuis le début du relevé des statistiques en 1995. Sur l'ensemble de l'année 2020, la Banque Centrale Européenne s'attend à une contraction comprise entre 5 et 12 %.

 

Le 22 avril, Fitch Ratings a encore réduit considérablement les prévisions du PIB mondial dans ses dernières perspectives économiques mondiales (Global Economic Outlook, GEO) en conséquence principalement du prolongement des périodes de confinement.

"Le PIB mondial devrait maintenant chuter de 3,9% en 2020, une récession d'une profondeur sans précédent dans l'après-guerre", a déclaré Brian Coulton, économiste en chef chez Fitch Ratings. "Ceci est deux fois plus important que le déclin prévu dans notre mise à jour GEO du début avril et serait deux fois plus grave que la récession de 2009."

"Les réponses politiques macroéconomiques ont été sans précédent dans leur ampleur et leur portée et serviront à amortir le choc à court terme. Mais avec des pertes d'emplois survenues à une échelle extrême et des pressions intenses sur les petites et moyennes entreprises, le chemin du retour à la normalité après la santé la crise devrait se ralentir. Nos prévisions montrent maintenant que le PIB américain et de la zone euro restera inférieur aux niveaux d'avant le virus (4ème trimestre 2019) tout au long de 2021 ", a ajouté Coulton.

 

Sur le front des marchés boursiers, une étude du marché des actions révèle que pour sept des onze fois dans l'histoire où le S&P 500 a chuté de 25% ou plus, les pertes des investisseurs ont été récupérées en moins de deux ans.

Duncan Lamont, responsable de la recherche et de l'analyse chez Schroders, a examiné 148 ans d'histoire boursière pour y trouver de potentielles réponses. 

indice s&p500

Les performances passées ne présagent pas des performances futures et peuvent ne pas être reproduites.

Source : Robert Shiller, Données mensuelles 1871-2020. Les données portent sur l'indice S&P 500 et supposent que les investisseurs ont conservé leur exposition en actions.

Cette répartition des chiffres, par le gestionnaire de fonds Schroders, offre aux investisseurs des enseignements clés dans le contexte de la correction prononcée du marché des actions qui a eu lieu au cours des deux derniers mois en réponse à la pandémie du Covid-19.

Le premier point à noter est que le marché des actions s’est toujours finalement remis des fortes corrections. Le temps nécessaire le plus court à l'indice S&P 500 pour récupérer ses pertes a été de neuf mois, en 1970. En revanche, après la Grande Dépression de 1929, les investisseurs ont eu besoin de beaucoup de patience, car il a fallu 15 ans au marché américain pour récupérer sa correction de 82%.

Quelque réconfort, cependant, peut être tiré du fait que dans sept des onze marchés baissiers, les investisseurs ont vu leurs pertes récupérées en moins de deux ans. L'analyse de Schroders a révélé qu'à trois des quatre autres occasions (1893, 2001 et 2008), la période de rentabilité était de quatre à cinq ans.

 

Enfin, le Premier Ministre Edouard Philippe a indiqué le 19 avril qu'il n'y aurait pas de vaccin avant 2021. Ce qu'avait aussi annoncé l'Agence Européenne du Médicament (EMA) le 31 mars. La Commission Européenne a débloqué 10 millions d'euros pour la recherche d'un vaccin contre le coronavirus et soutient un projet mettant en lien 300 hôpitaux et 900 laboratoires.

En France, l'Institut Pasteur a mis en place un groupe de travail chargé de comprendre le nouveau coronavirus, de développer un vaccin et de mettre au point de nouveaux outils de diagnostic et de nouvelles stratégies de lutte contre les épidémies.

On sait que la mise au point d'un vaccin, via les approches classiques, nécessite environ 18 mois.

 

En conclusion, on ne peut que recommander de faire preuve d’une extrême résilience et opiniâtreté dans l’attente d’une éclaircie à l’horizon 2022.