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Introverti ou extraverti : peut-on devenir freelance ?

Introverti ou extraverti : peut-on devenir freelance ?

Gabrielle de Loynes 

 introverti extraverti gabrielle

 

Le freelance est généralement décrit comme une personnalité indépendante et autonome. On dit de lui qu’il « aime la solitude ». Et, bien souvent, l’introverti lui colle à la peau... Mais, il lui faut aussi se faire remarquer. Il lui est recommandé de « savoir se vendre et aller au contact des autres pour rencontrer de nouveaux clients », bref d’agir en extraverti. Alors, quelle personnalité de l’extraverti ou de l’introverti est la plus compatible avec le statut de freelance ? Et sait-on précisément de quoi on parle ?

 

Introverti ou extraverti : une question d’énergie

« Nos institutions les plus importantes, nos écoles et nos lieux de travail sont conçues pour les extravertis », déplore Susain Cain, auteur de l’ouvrage Le pouvoir des introvertis, dans son célèbre talk TedX. Dans la culture ambiante où être sociable et ouvert sont des qualités valorisées plus que toute autre, il peut s'avérer difficile, voire honteux, d'être introverti. Mais l’introverti n’est pas toujours celui qu’on croit…

 

L’introverti n’est pas celui qu’on croit

« L’introversion, ce n’est pas la même chose que la timidité », poursuit Susan Cain. C’est donc à tort que l’on décrit l’introverti comme une personne réservée. En fait, l’introverti puise son énergie dans les moments de solitude. Il a besoin de temps calmes, seul, pour « recharger ses batteries ». La réflexion et le développement de son monde intérieur lui permettent d’explorer toute sa créativité. Il aime donc travailler seul, ou dans un espace clos où il peut rester concentré et laisser s’exprimer sereinement son inventivité.

L’introverti ne fuit pas les autres. Bien au contraire, il a besoin de développer des relations de qualité, mais il préfère les duos ou les petits groupes. Sensible aux émotions, il est doué d’empathie. Il sait se montrer à l’aise en société. Comme Bill Gates, ou encore Gandhi, il n’a pas forcément de difficulté à se mettre en avant ou à parler en public. Simplement, il prend le temps de choisir ses mots et de réfléchir longuement avant de s’exprimer. Il ne se place pas souvent au cœur des débats comme l’extraverti, mais il a une grande capacité d’écoute.

 

L’extraverti que l’on ne soupçonnait pas

L’extraverti n’est pas cet extravagant que l’on prétend, ou le bruyant qui aime se faire remarquer. Il recherche simplement les stimuli extérieurs et puise son énergie dans l’interaction. De nature enthousiaste, il favorise les émotions positives. L’extraverti a tendance à avoir de l’assurance et prendre les choses en main. Il est à l’aise dans entreprise telle qu’elle est conçue aujourd’hui. C’est à dire qu’il s’épanouit dans les espaces partagés : réunion, travail d’équipe, team-building, open space.

C’est d’ailleurs la personnalité que l’on a tendance à favoriser en entreprise, au point que les introvertis se sentent parfois dénigrés et incompris. Dans ce monde partagé, il faut savoir mettre en avant ses compétences, exprimer son opinion, participer aux réunions, être avenant et discuter avec ses collègues… Bref, tout ce qui est inné à l’extraverti !

Maintenant que vous avez déconstruit les préjugés qui reposent sur ces deux types de personnalités, sauriez-vous reconnaître la vôtre ?

 

Comment savoir si je suis introverti ou extraverti ?

Pour résumer le concept d’introversion et d’extraversion, posez-vous cette question simple : où puisez-vous votre énergie ? Vous n’y voyez pas clair ? Voici un test imaginé par Susan Cain qui devrait vous être utile…

Répondez par vrai ou faux :

  1. Je préfère une discussion en tête à tête à une conversation en groupe.
  2. J’aime mieux m’exprimer par écrit.
  3. J’adore être seul.
  4. Je me soucie moins des richesses, de la gloire et de mon statut que mes pairs.
  5. Je n’aime pas bavarder, je préfère parler de sujets plus profonds qui me passionnent.
  6. On me dit souvent que je suis une personne qui est à l’écoute.
  7. Je ne prends pas souvent de risques.
  8. J’aime me plonger dans mon travail sans être interrompu.
  9. Je préfère fêter mon anniversaire en petit comité́
  10. Les gens disent souvent que je suis « courtois ».
  11. Je préfère ne pas montrer/discuter de mon travail tant qu’il n’est pas terminé́.
  12. Je ne supporte pas les conflits.
  13. Je fonctionne mieux lorsque je peux travailler de manière indépendante.
  14. Je réfléchis souvent avant de parler.
  15. Je me sens épuisé lorsque je sors avec d’autres personnes, même si j’ai passé́ un bon moment.
  16. Je prends rarement les appels. Je préfère passer par ma messagerie vocale.
  17. Si je peux choisir, je préfère un weekend où je n’ai rien à faire à un weekend trop chargé.
  18. Je n'aime pas le « multitâche ».
  19. Je peux facilement me concentrer.
  20. Je préfère apprendre en me rendant à des conférences qu’en participant à des groupes de travail.

 

Vous vous êtes majoritairement reconnu dans cette description ? Tout cela vous semble parfaitement vrai ? C’est donc que vous être introverti ! Au contraire, vous avez davantage de réponse « faux » ? Vous voilà extraverti…

 

Introverti et extraverti, tous freelances !

Devenir travailleur indépendant semble de prime abord être la voie royale pour les introvertis. Ils savent composer avec l’isolement et font de la solitude un outil de créativité. Mais, bien que le profil extraverti s’épanouisse aisément en entreprise, il ne s’y cantonne pas. Le freelance extraverti sait précisément sortir de la solitude, décrocher de gros clients, se vendre et négocier ses tarifs.

Ce qui importe, ce n’est pas tant le profil de votre personnalité, mais plutôt ce que vous en faites. Ainsi par exemple, le freelance extraverti sera probablement plus épanoui dans un espace de coworking et choisira un métier qui l’amène à avoir de nombreux contacts avec ses clients. Tandis que l’introverti saura trouver un secteur où l’on cultive la réflexion et l’introspection. Il s’installera un espace de travail calme, inspirant et propice à la création à domicile...

 

Conclusion

Introverti ou extraverti, finalement peu importe. Le champ des possibles du freelancing reste ouvert et accessible à tous. Ce qui compte au fond, c’est de bien se connaître et adapter son mode et son environnement de travail à sa personnalité. Que l’on soit l’un, ou l’autre, il ne s’agit pas de s’enfermer dans une case, mais plutôt de composer avec ses forces et ses faiblesses. Comme l’a justement résumé le psychiatre suisse Carl Jung : « il n’existe pas de pur introverti ou de pur extraverti. Un homme pareil serait condamné à passer sa vie à l’asile… ».

 

 

Gabrielle de Loynes

A propos de Gabrielle de Loynes

Rédactrice Print - Web et Photographe Freelance, je rédige des articles et des reportages pour la presse et les entreprise. Mes sujets de prédilection sont les nouveaux modes de travail, l'écologie, le lifestyle et la spiritualité