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Le brown out, le nouveau syndrome des salariés malheureux au travail

L'explosion des Burn out, Bore out et Brown out traduirait-elle un besoin urgent de changer les méthodes de travail ?

 

Le Burn out ou l'épuisement professionnel :

Le Burn out désigne les personnes dont l'investissement au travail est excessif, jusqu'à en devenir pathologique. A force de tirer sur la corde, il arrive un moment où l'on atteint un point de non retour. Ce moment se traduit par un épuisement professionnel intense. En plus des conséquences inévitables sur sa vie personnelle, c'est la santé globale du sujet qui en pâti. 

Le Bore out ou les oubliettes du XXIe s :

Le Bore Out, lui, signifie son extrême opposé : un ennui professionnel profond. Les personnes qui en souffrent sont celles à qui on ne donne rien à faire au travail, de manière à les déresponsabiliser de toute tâche. Leur rôle dans l'entreprise et le sens donné à leur poste se détruit à petit feu. 

A cette dynamique crématoire s'ajoute une pathologie dont on entend moins parler : le brown out.

Que signifie donc ce terme ? 

Le point sur ce syndrome dont souffrirait 44% des actifs, soit la dépression professionnelle la plus fréquente en entreprise.

Brown out : définition

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Empruntée de l'anglais, cette expression désigne littéralement la perte de courant. Les psychologues et coaches traduisent ce nouveau mal ainsi : c'est la souffrance que nous éprouvons quand notre travail nous semble inutile, quand le rôle de notre poste n'a pas de sens.

Selon l’enquête Gallup de 2013 « State of the Global Workplace », 91% des salariés seraient désengagés au travail soit 9 personnes sur 10. Un chiffre accablant qui traduit une crise existentielle profonde et renforce l'idée de devoir changer le système actuel du travail. 

Qui plus est, le temps passé à travailler dans une vie est conséquent. Il représenterait environs 11,5 années en moyenne. Quel gâchis pour ceux qui ne se retrouvent plus dans ce qu'il font ou dans le système classique plus largement.

 

Trouver sa mission : plus qu'un besoin, une  nécessité

brown out - syndrome - freelancingKarl Marx, l'avait déjà identifié de son vivant : le travail participe à l'aliénation de l'Homme, qui devient esclave de son temps. Le salaire et les avantages du salariat mettent le professionnel à l'abri des besoins primaires puisqu'il lui permet de subvenir à ses besoins.

Cependant, bien que ce modèle soit aujourd'hui le système de référence de l'emploi, le salarié (nous ne parlons évidemment pas des salariés portés, qui raisonnent comme indépendants) pourra ne plus s'en satisfaire pleinement.

Pourquoi donc ? Car il n'est pas maître de ses choix et réalise des tâches qui lui semblent absurdes.

Certes, il peut, un temps, intégrer ce schéma de pensée mais il ne sera en aucun cas le reflet de son identité, amenant à une déshumanisation progressive de son soi. 

Cette déshumanisation est d'autant plus corrosive quand le travail n'a plus de sens.

Quand il y a un manque de conviction sur l'utilité des actions menées au quotidien, il y a dissonance avec l'esprit. La mission du salarié au sein de l'entreprise apparaît soudain comme vide de sens et sans saveur et c'est là qu'apparaît le brown out.

 

Les Symptômes du brown out

Contrairement au burn out et bore out, le brown out laisse le salarié capable de travailler, bien que la motivation ne soit plus au rendez-vous. Le taux d'absentéisme devient de plus en plus important et son désintérêt de plus en plus profond.

Beaucoup de gens qui souffrent de brown-out pensent que le problème, c’est eux alors qu'en fait, c'est le système dans son ensemble.

Il y a donc un besoin urgent pour les employeurs de s'intéresser de plus près au bien-être au travail et mettre l'humain au coeur de ses priorités.

 

Le baby-foot, un pansement décoratif 

brownout-reconversion professionnelle-freelance Les managers soucieux d'améliorer le bien-être des salariés au travail aménagent de jolis espaces cosy : baby-foot, fauteuils ergonomiques, coin jeu vidéo, barbecue. Et quand le matériel ne suffit plus, on a même recours à un Chief Happiness Officer ! 

Mais cela suffit-il à s'attaquer au fond du problème et réengager suffisamment le salarié pour qu'il se sente épanoui le reste de la journée ? 

 Tant qu’on ne s’attaque pas à la question du sens, toute amélioration est vaine.

 

Le remède pour vaincre le Brown out ?

Il y a avant tout un travail d'introspection de la part du salarié; qui peut décider de quitter son entreprise (ce que font la majorité des salariés) pour se reconvertir ou continuer d'exercer dans sa voie pour une autre entreprise ou à son compte.
Le freelancing apparaît pour beaucoup comme un moyen de redonner du sens à son métier. Car en tant qu'indépendant, on est engagé et impliqué dans la mission confiée, la recherche de nouveaux clients et le sentiment de travailler pour son argent.
 
 

Le freelancing serait-il le remède pour réengager les professionnels et leur faire regoûter au bonheur du travail ?

 entrepreneur-593360_1920Les managers l'observent : les méthodes de travail actuelles ne conviennent plus aux salariés, en quête de sens et réalisation de soi. 

De plus, le coût fixe que représente une embauche est lui aussi relativement élevé, ceci amenant l'entreprise à se restructurer et recruter de plus en plus de profils freelances. Pour en savoir plus sur la reconversion professionnelle et le statut de freelance, nous vous invitons à lire cet article.