<img height="1" width="1" style="display:none" src="https://www.facebook.com/tr?id=212195522864981&amp;ev=PageView&amp;noscript=1">

Work In Progress : Le documentaire qui nous prédit un avenir plus free…

article work in progress-1

Samuel Durand est âgé de 25 ans et en connaît déjà un rayon sur les nouveaux modes de travail. Lui-même freelance depuis sa sortie d’école de commerce il y a cinq ans, il a décidé de partir explorer l’avenir du travail. Après Going Freelance, une learning expedition lancée sur le ‘‘Future of Work’’, ce jeune aventurier-scénariste vient de sortir un documentaire intitulé Work In Progress. Coréalisé avec le soutien de SThree, Randstad, MAIF, Natixis, Comet et Little Big Connection, ce documentaire futuriste dresse un rapide portrait des grandes lignes du travail de demain. On y découvre qu’il existe bien des manières de travailler et de donner du sens à son travail ! Petit teasing, en avant-première, de ce documentaire révolutionnaire…

 

Le « Future of Work », c’est quoi ?

« Au XXIe siècle, il doit bien être possible de s’épanouir au travail, non ? », interroge Samuel Durand au début de son documentaire. Pas de doute, c’est un regard positif que pose le projet Work in Progress sur l’avenir du travail. Pétri d’espoir et en quête de sens au travail, le jeune scénariste est allé à la rencontre des précurseurs du travail de demain. Autant de freelances, entrepreneurs, télétravailleurs, managers et salariés qui ont déjà adopté les futurs modes de travail.

Mais au fond, que signifie le concept du ‘‘Future of Work’’ ? Samuel Durand le définit comme : « les bonnes pratiques, les méthodes, le quotidien et les tendances d’une minorité d’individus qui sont “en avance sur leur temps” et que nous considérons comme “dans le futur”. » Autant d’outils et de méthodes qui « permettent d’améliorer la performance et la qualité de vie au travail » et qui ne tarderont pas à s’appliquer à la majorité.

 

L’avenir du travail : les tendances se dessinent…

Alors, si l’on regarde dans la boule de cristal, que nous prédit Madame Irma ? Loin de s’ériger en devin, Samuel Durand a mené un long travail de recherche et n’a pas hésité à parcourir le monde pour interroger ces fameux travailleurs ‘‘en avance sur leur temps’’. Freelances, entrepreneurs, digital nomads, ou managers, au fond, il existe autant de façons de donner du sens à son travail que d’individus… On vous fait un dessin !

 

#Sens au travail : il n’y a pas ‘‘une bonne façon’’

Si l’on en croit l’analyse de Laetitia Vitaud, auteure et conférencière sur le ‘‘Future of Work’’ interviewée dans ce documentaire, la disparition de la promesse d’un emploi à vie et la numérisation de l’économie, sont les deux brèches qui ont permis la remise en cause du lien de subordination inhérent au salariat traditionnel. « Pourquoi accepter d’être aliéné si vous n’avez plus les contreparties qui vont avec ? », questionne-t-elle. Un lien de subordination définitivement rejeté lorsque le travail devient vide de sens. Or, ce sens au travail repose, selon elle, sur les trois piliers qui définissent la notion d’artisanat : « l’autonomie, la responsabilité (avoir conscience de l’impact que votre travail va avoir) et la créativité. » Une créativité qui se retrouve également dans la manière d’exercer son métier. Autrement dit, explique-t-elle, « il n’y a pas ‘‘une bonne façon’’ de faire quelque chose, vous pouvez simplement faire à votre façon. »

 

#Freelance, salarié ou porté : à chacun son cadre !

« Aujourd’hui, il appartient à chacun de créer son propre cadre de travail en fonction de ses aspirations personnelles », résume Samuel Durand. Work in Progress se contente de nous « ouvrir le champ des possibles ». De quel cadre de travail parle-ton ? Un cadre de travail réinventé, plus libre, et surtout émancipé des codes du salariat imposés depuis des années. Un cadre qui n’est, selon Laetitia Vitaud, pas réservé aux seuls « cols blancs » mais à de « nombreux travailleurs différents, y compris les plus pauvres. » Un cadre propre à chacun et adapté à chaque personnalité : freelance, salarié, salarié porté, entrepreneur… la voie est libre !

 

#Remote : trouver son équilibre

Propulsé sur le devant de la scène avec les différents confinements, Samuel Durand ne pouvait envisager le ‘‘Future of Work’’ sans s’intéresser à la question du télétravail. Exercer son métier en remote est indéniablement une option qui s’offre aux travailleurs de demain. Certaines entreprises ont d’ailleurs franchi le pas depuis longtemps et sans regret. « Le télétravail est un outil puissant qui permet de faire appel aux meilleurs talents créatifs du monde entier, pas seulement aux personnes qui vivent à moins de 30 minutes de votre bureau », témoigne dans le documentaire David Heinemeier Hansson, le cofondateur de Basecamp, une entreprise full remote. Un outil qui permet également de concilier nos aspirations « à plus de flexibilité et à une plus grande confiance de la part de nos employeurs », souligne Rodolphe Dutel, fondateur de Remotive.io, mais aussi un outil incroyable qui a pour but de « réduire, voire d’effacer complètement [votre temps de trajet domicile-travail] et de le récupérer pour vous-même, pour votre famille et pour tout ce qui compte pour vous. » Cap ?

 

#Digital nomad : la tendance du « Work From Anywhere »

Et si le télétravail n’avait pas de limite ? Pas de frontière ? Et si je pouvais « faire du monde entier mon bureau ? », questionne Samuel Durand. Voilà un mode de travail vraiment précurseur ! C’est ainsi que Lauren Carey, digital nomad, a choisi d’exercer son métier. Suivie par des milliers de followers sur son blog et sa page Instagram @Girlgoneabroad, « Lauren a visité plus de 50 pays tout en travaillant », explique Samuel Durand. La recette de ce mode de travail ? « Un bonne connexion Wifi » et un budget défini, pour le reste « je vais là où le vent me mène », résume la digital nomad. Le plus intéressant dans ce nouveau mode de travail, c’est qu’à force d’être en mouvement, on ne s’ennuie jamais et on rencontre toujours de nouvelles personnes, « le fait d’être nomade, confirme-t-elle, a élargi mon réseau à l’échelle mondiale. » Quand on parle de champ de possibles…

 

#Passion Economy : un travail qui a du sens

Pour d’autres le sens au travail n’est pas question du lieu où il s’exerce, mais plutôt de ce qu’il donne à faire au quotidien. Un travail passion. Voici une autre facette du ‘‘Future of Work’’ : la « Passion Economy ». Derrière ce mot barbare se cachent les créateurs de contenus « qui tirent parti des nouvelles plateformes [Youtube, Instagram…] pour monétiser leur audience en misant sur leur singularité », explique le documentaire. Un mode de travail à la portée de tous. En témoigne Yoann Lopez, fondateur de la célèbre newsletter Snowball : « nous avons la chance aujourd’hui de pouvoir nourrir notre passion par du contenu. » Qu’il s’agisse de Substack, Instagram ou Youtube, « c’est la même logique qui opère, poursuit-il, sortir des schémas traditionnels et créer sa propre voie, devenir soi-même un média et, dans ce cadre-là, le travail et la passion se mélangent. »

 

#Collectif : l’importance de rester groupés

Reste que, trouver sa propre voie, ne signifie pas se replier sur soi. Et c’est la dernière tendance qui se dessine dans le monde du travail du futur : l’importance de jouer collectif. Car, « une des contraintes du freelancing, c’est la solitude, explique Louise Racine, fondatrice du collectif Lookoom. Se retrouver seule chez soi devant son ordinateur avec une feuille blanche, ça m’angoissait un peu. » Une crainte qu’elle a d’abord palliée en s’inscrivant dans un coworking, « mais assez vite, poursuit-elle, j’ai eu l’idée de monter un collectif ». Lookoom permet de bénéficier d’un « écosystème vertueux de compétences et de pouvoir proposer à nos clients une offre sur mesure. » Agilité, complémentarité, solidarité, le collectif reprend le meilleur de l’entreprise, sans ses inconvénients. Ici, « chacun est libre de s’investir dans le collectif comme il l’a décidé, il n’y a pas de différence de niveau ou de hiérarchie », résume Louise Racine.

 

Conclusion

Alors, que retient-on de ces 52 minutes de bonheur ? Eh bien, contrairement à ce qu’on pourrait penser dans le climat sceptique ambiant, l’avenir nous réserve de belles opportunités ! Le ‘‘Future of Work’’ n’a pas fini de bousculer les codes et les schémas traditionnels. Demain, le travail ne rimera plus nécessairement avec CDI et poste fixe. Ce qui est sûr c’est que le monde qu’on nous prédit sera plus émancipé, plus libre, plus « free ». « Et ce n’est qu’un début… » conclut le documentaire. En attendant, tenez-vous prêts, Work In Progress débarque en ligne mi-avril… Ça va secouer !

Gabrielle de Loynes

A propos de Gabrielle de Loynes

Rédactrice Print - Web et Photographe Freelance, je rédige des articles et des reportages pour la presse et les entreprise. Mes sujets de prédilection sont les nouveaux modes de travail, l'écologie, le lifestyle et la spiritualité